#Jazz & #World : 
La vie en flûte improvisatrice !

Musicien exemplaire, Jean-Luc Thomas a fondé sa vie et sa musicalité sur l’improvisation. Breton d’origine et armé d’une flûte traversière en bois récupérée de la fin du 18e siècle (vulgairement connue comme flûte baroque avant de devenir la flûte moderne en métal d’aujourd’hui), il ne connaît aucune frontière et ne s’est jamais senti intimidé par aucune musique. Suite →

Ecrit par Sir Ali

#R.I.P #JazzWorld : Randy Weston, le griot du jazz pan africain

Le 21 juillet dernier, la scène du Théâtre de Verdure à Nice, accueillait pour la clôture de l’édition 2018 du Nice Jazz festival, un géant nommé Randy Weston. C’était également la dernière date de la tournée de cette légende vivante du jazz qui est peut-être l’ultime grand pianiste/compositeur de sa génération et de cette envergure. Du haut de ses 92 ans et après 6 décennies de carrière, son emprunte est indéniable dans jazz et la musique Panafricaine.

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Ecrit par Sir Ali

#Jazz&World : Les Jazz du monde et pas le monde du jazz

Steel-drum/ Steelpan…Dans le  jazz ou pas !

En 1939, Coleman Hawkins est qualifié roi du saxophone ténor. Son empreinte était « Body & soul ». Depuis, ce titre est devenu la ballade de jazz la plus célèbre, reprise des centaines de fois. Sa version la plus récente et la plus rafraîchissante se trouve sur « Glass World » de Rudy Smith, album paru sur le top label du jazz danois « Stunt Records » en compagnie de top jazzmen scandinaves, adressé à tous les fans du jazz Suite →

Ecrit par Sir Ali

Yves Rousseau « Murmures » Abalone

Le contrebassiste, compositeur, Yves Rousseau a démarré sa carrière sur les chapeaux de roues dès le tout début du 21ème siècle, avec toujours des projets originaux et hors formats, aussi bien sur scène qu’en studio. Son album « Murmures » marque une évolution majeure de sa démarche habituelle, car ses compositions sont adaptées (et adoptées) par une formation acoustique, dépouillée et très « Jazz & World » (comme d’hab), incluant notamment Keyvan Chemirani, le nouveau maître des percussions perses. Cette nouvelle œuvre incarne également un virage…une déviation inattendue qui accentue l’aspect lyrique de la musicalité d’Yves : la totalité de l’album est basée sur des poèmes de François Cheng, livrée par la voix d’Anne Le Goff.

https://yvesrousseau.fr

Ecrit par Sir Ali

#JAZZ&WORLD The Jazzy king

Jazz et Histoire par Sir Ali

Le roi dévoué à la Nouvelle-Orléans « The Jazzy King »

Si vous êtes un lecteur du Jazzophone et en visite à la Nouvelle-Orléans, vous allez forcément vous trouver dans le French Quarter et, là, vous allez instinctivement pénétrer dans le Preservation Hall, le club le plus historiquement renommé de ce quartier, berceau du jazz. Une fois que vous êtes confortablement installé, vous allez remarquer que, prés d’une de ses entrées, trône une grande affiche du Roi de Thaïlande « The Jazzy King ». Et si vous cliquez sur un lien situé sur l’écran en dessous, vous allez voir et entendre le monarque jouant un solo de clarinette franchement swinguant, filmé dans cette même salle !

Le 26 octobre 2017, la planète terre a vécu sa cérémonie le plus grandiose de ces derniers siècles…en direct de Bangkok et en mondovision, pendant une journée entière. Cet évènement majeur et sans précèdent, c’était les obsèques, après un an de deuil, du Roi des Thaïlandais, S.M Bhumibol Adulyadej, décédé le 13 octobre de l’année précédente, à l’âge de 88 ans. Bien plus qu’un roi, surnommé King Rama IX, il était considéré comme un demi-dieu par son peuple. Figurant parmi les hommes les plus riches du monde, il fut le monarque dont le règne a battu tous les records de longévité. Le 5 décembre 1946, le jour de son anniversaire, Sa Majesté, Bhumibol Adulyadej, montait sur le trône de Thaïlande pour un règne de 62 ans.

Par ailleurs, le Roi Rama IX était un vrai artiste et un ardent défenseur de la culture. Sur les photos, on le voit toujours avec un appareil photo autour du cou ou avec un instrument de musique dans les mains.

« the King of Swing meets the Jazzy King » 

En effet, c’était un saxophoniste très habile qui maîtrisait également le piano, la  guitare, la trompette, la clarinette…..et il était un passionné du jazz. Il adorait jouer plusieurs genres de sa musique préférée ; swing, be-bop et ragtime, mais surtout le Dixieland de la Nouvelle-Orléans. Johnny Hodges et Benny Carter étant ses idoles du saxophone suave, mais, avant tout, Sidney Bechet et Louis Armstrong restèrent ses modèles. Il a collaboré avec des vedettes incontournables du jazz, comme Benny Goodman*, Stan Getz ou Lionel Hampton**, mais le sommet de sa joie et fierté, c’était ses jam-sessions à Préservation Hall avec l’orchestre maison.

En souvenir de Bhumibol Adulyadej et pour commémorer sa légende, l’ambassade  US à Bangkok a fait venir jouer les 15 et 16 juillet 2017 l « The New Orleans All Stars » qui  furent le dernier groupe qui se produisit pour le Roi.

Durant une dizaine d’années, à partir de 1946, le Roi Rama IX avait également composé une cinquantaine de morceaux de jazz, swing et du blues, sous forme de ragtime, fox-trot, valse…

Sur « YouTube », on peut écouter des centaines de versions instrumentales ou vocales de ses chansons…. On trouve même des disques entièrement dédiés à ses propres compositions.

Dés la fin des années 40, le roi avait constitué un orchestre de Dixieland/Swing avec les meilleurs jazzmen de son pays pour interpréter ses œuvres et reprises des musiques de ses héros du jazz américain. Il a même construit une station de radio où le groupe jouait en direct tous les vendredis soir.

 

Grâce à leur distinction, leur chaleur et leurs mélodies attrayantes, mais toujours subtiles, ces œuvres ont surtout été interprétées par de nombreux musiciens en Asie, Europe et USA, sous la forme du Jazz « New Orleans », « Swing » et, dernièrement, du « Jazz Fusion » avec l’album « Jazz King » du guitariste Larry Carlton.

Claude Bolling était l’ami intime et le spécialiste des œuvres du roi en France sur scène et les enregistrements discographiques ont repris ses compositions phares, telles que Candlelight Blues, Love at Sundown et Falling Rain. Woody Allen ne connaissait pas le roi personnellement, mais il a interprété ses titres avec son groupe de Dixieland.

Sir Ali 12/2017

* En 1956, Benny Goodman a joué avec le roi au célèbre Ambara Throne Hall de Bangkok et puis, pendant sa visite aux USA en 1960, le roi a joué avec Goodman à New York.

**En 1987, dans un article du magazine Thaï Sawasdee, Lionel Hampton dit de lui « He is the coolest King in the land » (C’est le roi le plus cool du monde).

 

 

Ecrit par Sir Ali
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