#Chronique “4 Worlds” de Line Kruse

Avec 4 Worlds, la violoniste Line Kruse nous invite à un voyage musical d’une rare élégance. C’est un album de jazz métissé, magnifiquement construit, où quatre cultures (scandinave, sénégalaise, française et afro-caribéenne) dialoguent librement, sans jamais chercher à s’effacer ou à se lisser les unes les autres.

Pour donner vie à ce projet, Line s’est entourée d’un quartet d’exception : Hervé Samb à la guitare, Gilles Coquard à la contrebasse et Arnaud Dolmen à la batterie et aux percussions. Ensemble, ils façonnent un jazz vibrant, profond et riche en nuances. L’alchimie fonctionne d’autant mieux que chaque musicien a mis du sien dans l’écriture. À travers des morceaux comme Fit For Five, Safe Place, August ou L’Écho de tes pas, chacun dévoile ses propres racines tout en se fondant avec naturel dans le son du collectif.

À l’écoute, le voyage est total. Le violon lyrique de Line Kruse dessine des paysages nordiques empreints de poésie, auxquels répond la guitare d’Hervé Samb et ses accents sénégalais résolument contemporains. Le tout est soutenu par la contrebasse chaleureuse et chantante de Gilles Coquard, tandis qu’Arnaud Dolmen fait palpiter l’ensemble aux rythmes afro-caribéens hérités du gwoka guadeloupéen. En 11 morceaux et un peu moins d’une heure, 4 Worlds réussit le pari d’unir le swing, la nostalgie du Nord et l’énergie solaire de l’Afrique et des Caraïbes. C’est une œuvre épurée, lumineuse, entièrement portée par le plaisir de l’écoute et de la complicité instrumentale.

https://www.linekruse.com

Ecrit par David Benaroche

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