#JAZZ&CINEMA Bertrand Tavernier

 

Dès son premier film « L’horloger de Saint- Paul », avec les immenses et regrettés acteurs qu’étaient Philippe Noiret et Jean Rochefort,Bertrand Tavernier fait preuve d’un talent confondant. Cet ancien critique est avant tout un passionné de cinéma, et surtout de cinéma américain sur lequel il co-écrivit un important ouvrage (Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier, 50 ans de cinéma américain, Paris, éditions Nathan, 1991), s’attardant sur les genres dédaignés (westerns, films noirs, comédies musicales). Il est en fait passionné de culture nord-américaine, et qui dit culture nord-américaine dit évidemment jazz. Tavernier est un amoureux du jazz, qu’il découvrit en regardant les films noirs dont ce dernier constitue souvent la bande originale

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Ecrit par Gilbert D'Alto

#JAZZ&ROCK Steely Dan “Do it again” !

 

STEELY DAN : « Do it again » ! par Jack Lalli

En 1967, c’est la rencontre de deux musiciens, amateurs de jazz et d’humour sarcastique, socle de cette aventure décalée de la musique américaine. Donald Fagen du New Jersey (chant, claviers) et le regretté Walter Becker de New York (guitare, basse, harmonica et chant) ont grandi en écoutant du jazz : Miles Davis, Coltrane..., ou tout autant de la soul, du blues, du rock and roll, et de la musique latino... Suite →

Ecrit par Jack Lalli

#CHRONIQUE La Trilogie du Centenaire

 

 

Christian Scott  The Centennial Trilogy / Stretch Music 2017

La trilogie du centenaire.

Par David Rompteau

Roulez tambours, préparez le gumbo et  lancez les « beads » de Mardi gras si chers aux habitants de la Nouvelle Orléans. Christian Scott l’enfant du pays,  a marqué de son empreinte l’année 2017 ; celle des cent ans  du premier enregistrement de musique Jazz ; avec trois albums. Regardons  de plus près.

Avec Ruber Rebel, la musique se veut roots, africaniste, profonde, sorte d’écrin aux envolées du trompettiste Néo Orléanais qui s’en donne à cœur joie. Cet album ravira les fans de la première période du musicien. Diaspora  fait la part belle aux accompagnateurs de Christian Scott, dans la pure tradition des entertainers. Le disque est ponctué d’interventions de guests, concept que le musicien adore. La musique proposée se veut éclectique, raffinée et les arrangements soignés. Brillant ! Enfin, avec  The Emancipation Procrastination le musicien nous transporte dans le très, très pointu. Politique, engagé, ce dernier opus de la trilogie, assez proche de l’univers de  Stretch Music est un vœu d’espoir  porté à la face du monde pour ne pas avoir des « dirigeants incapables et mauvais »  et on se demande à qui le musicien peut bien penser. Cet album clôt à merveille le trio du cru 2017 de l’artiste.

Roulez tambours, préparez  le gumbo et  lancez les « beads » de mardi gras. Christian Scott  fait partie des artistes qui ont fait, font  et feront pour longtemps encore nous l’espérons, l’histoire du jazz !

 

www.christianscott.tv

 

Ecrit par David Rompteau

#PORTRAIT Dizzy Gillespie

De tout temps, les hommes ont ressenti le besoin de s’accrocher à des mythes, des anecdotes croustillantes qui nourrissent leur imagination et leurs fantasmes en matière de musique.

Pour le rock, la seule évocation d’Altamont, de Newport 1965 et de Woodstock pour ne citer que ceux-là suffit parfois à donner une saveur délectable à la musique.

Il en est de même pour le Jazz et je vous invite à fermer les yeux.  Imaginez-vous dans la Big Apple à l’aube des années quarante…

Oui, vos paupières sont closes et en deux temps, trois mouvements, vous vous retrouvez au Minton’s Playhouse, 210 West Est 134 th ou encore au Monroe’s Uptown, 198 West 134 th en  plein Harlem  dans ce quartier mythique qui résonne comme un cri de ralliement  du mouvement black and proud.

Regardez bien la scène. Oui. De jeunes musiciens sont prêts à s’affranchir du son mainstream qu’a désormais le Jazz pour eux. Leurs noms ? Des inconnus notoires tels que Charlie Parker, Max Roach, Monk et Dizzy Gillespie. Dizzy : Le vertigineux.

Dizzy Gillespie aurait eu cent ans ce 21 Octobre 2017 et  il nous semblait important de rendre hommage à ce révolutionnaire. Dans l’inconscient collectif Dizzy ne serait-il pas désormais trop relégué au rang de simple homme charmant à l’humour ravageur ? Celui qui faisait gonfler ses joues à bloc, un peu comme un crapaud dans une trompette au pavillon incliné vers le haut. Trop réducteur ! Dizzy était bien plus que cela. Compositeur de nombreux standards, musicien novateur et technicien hors pair, Dizzy et ses amis vont bousculer et renverser les constructions harmoniques de leur musique. Adieu le swing ! Place au Be Bop pour Dizzy et sa bande de joyeux larrons ! Ils vont mettre le feu aux clubs de la 52ème avenue et  mythifier une époque et un son ! Des avalanches de notes jouées à une vitesse supersonique, des cascades de sons dans un déluge sonore  qui laissent stupéfaits les spectateurs. Une tempête. Le jazz sera métamorphosé à jamais. Pour notre grand plaisir.

Lassé des gigs de musiciens de quartets et autres quintets de clubs, fatigué de la vie dissolue du « Bird »  (il retournera cependant enregistrer avec lui), Dizzy entrevoit d’autres styles  et surtout de nouveaux horizons.

Cap  sur  l’introduction de la musique latine dans son jazz.  Des couleurs du sud dans sa sonorité et son phrasé. Nouveau tournant. Jusqu’au bout Dizzy prouvera que seul l’amour de la musique compte et ses passages télévisuels où il sait s’auto parodier seront savoureux. Souvenez-vous par exemple de sa prestation au Muppets Show. C’est dans ce programme, qu’enfant je l’ai découvert.

Plus que jamais le Be Bop et son héritage sont vivants. Je ne sais s’il en sera de même pour vous, mais moi, en écrivant cet hommage, j’ai ressorti mes disques, du style de ce « Bird and Diz » de 1952 paru chez Verve  et je n’ai vraiment pas envie de les ranger.

Oui les mythes et légendes restent, alors je ferme encore une fois les yeux, pose le bras de la platine sur mon disque et retourne à Harlem, là où tout a commencé, Monsieur Dizzy.

Ecrit par David Rompteau

Festival Joseph Kosma du 18 au 27 janvier 2018 à Nice

Première manifestation autour de l’héritage du génial compositeur hongrois et son apport à la chanson française (entre autres, car les jazzmen sont friands de ses compositions, en particulier les célébrissimes “Feuilles Mortes” devenues “Autumn Leaves” en franchissant l’Atlantique est qui sont toujours à l’heure l’actuelle l’un des standards de jazz les plus joués au monde), et organisée par l’Association “Les Alizés”, menée par la toujours dynamique Françoise Miran, le Festival “Joseph Kosma” aura lieu à Nice les 25 26 et 27 janvier 2018. Suite →

Ecrit par Gilbert D'Alto

Chronique littéraire : Philippe Paringaux, rock critic et jazz lover

Chers lecteurs du Jazzophone, si vous avez un ou une proche aussi passionnés de musique que vous, et que pour les fêtes vous pensez à lui faire cadeau d’un livre sur le sujet, n’hésitez plus, c’est celui là. Ne vous fiez pas au titre, car si ce livre traite effectivement de rock (et de quelle manière), le jazz y est aussi présent et bien présent. Suite →

Ecrit par Gilbert D'Alto

Monte Carlo Jazz Festival 2017

A la fois rendez vous incontournable et point d’orgue de la saison automne / hiver 2017 de la planète jazz azuréenne le Monte Carlo Jazz Festival à l’instar des confrères niçois et juanais présente une programmation de plus en plus variée ouverte aux musiques actuelles ou tangentielles comme sont désormais appelées les musiques proches du jazz sans en être vraiment (soul et blues principalement).

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Ecrit par Gilbert D'Alto

GREGORY PORTER NAT « KING » COLE AND ME.

Qu’on se le dise, Gregory Porter, le géant Jazz/Soul s’impose mais peut être pas là  où nous l’attendions. En effet, fort du succès de ses derniers albums Be Good, Liquid Spirit, Take me to the Alley ainsi que son Live in Berlin tous plus  gorgés les uns que les autres  d’une grosse dose de soul fortement communicative,  le natif de Sacramento a décidé de retourner à ses fondamentaux, à sa base et à la musique qui le berçait enfant.

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Ecrit par David Rompteau
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