#Jazz & #Littérature 
Gil Scott-Heron « Le Vautour » Editions Points

Cyril Hely avait évoqué de façon très onirique dans le précèdent numéro du Jazzophone, Gil Scott-Heron et son roman « Le Vautour », le seul traduit en français hélas. Paru à éditions de L’Olivier, la collection Points lui redonne une nouvelle vie. Revenons donc sur ce roman, publié à New York en 1970, Gil Scott-Heron n’a pas vingt ans à l’époque, il est poète et se lance dans une fiction sur le quartier de Chelsea à Manhattan, non loin d’où il vit.

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Ecrit par Jacques Lerognon

#Édito du Printemps 2018

Bonjour à tous. Voici (enfin) le printemps et avec lui le renouveau, comme cette nouvelle mouture du Jazzophone réalisée avec la participation des étudiants de l’école d’Art et Design Condé de Nice, lors d’un concours à la création d’une nouvelle charte graphique en partenariat avec le journal que vous tenez dans les mains, concours dont la lauréate est Margaux Baissac.

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Ecrit par David Benaroche

Chronique littéraire : Philippe Paringaux, rock critic et jazz lover

Chers lecteurs du Jazzophone, si vous avez un ou une proche aussi passionnés de musique que vous, et que pour les fêtes vous pensez à lui faire cadeau d’un livre sur le sujet, n’hésitez plus, c’est celui là. Ne vous fiez pas au titre, car si ce livre traite effectivement de rock (et de quelle manière), le jazz y est aussi présent et bien présent. Suite →

Ecrit par Gilbert D'Alto

JAZZ&LITTERATURE Satchmo, Capone et les autres

 

Satchmo, Capone et les autres par Jacques Lerognon

1928, Al Capone règne encore en maître sur la ville des vents. La prohibition comme la corruption sévissent sur toute la ville, des quartiers blancs riches aux ghettos pauvres et noirs. Louis Armstrong a quitté la Nouvelle Orléans depuis six ans, il est une star désormais dans le nord. Le jazz est partout dans la ville, mais surtout dans les zones noires. Peu importe, une nouvelle profession est née, les entremetteurs qui organisent des concerts, mais surtout des parties privées pour quelques nantis, amateurs de bonne musique, d’alcool facile et de femmes peu farouches. Le whisky est brun foncé, les distractions noires de peau, seule, les notes, celles de la trompette, du piano, de la contrebasse ou des saxophones restent bleues. Le cadavre d’un blanc dans un quartier noir va inciter le photographe de la police Jacob Russo, à enquêter. Pas vraiment dans ses attributions, mais comme il est doué et minutieux, ses agissements sont tolérés. Trouvera-t-il un rapport avec la disparition d’une jeune fille huppée et de son fiancé pour laquelle deux détectives de l’agence Pinkerton sont mandatés.
Dans les clubs, Louis Armstrong et son pianiste Earl Hines créent un nouveau genre: « Son Time était tellement parfait que les batteurs avec qui il jouait avaient du mal à suivre ses fantaisies rythmiques. Son sens de l’harmonie était si inventif et surprenant que les autres musiciens peinaient à suivre la complexité de ses lignes mélodiques. Il n’y avait que Louis qui était à l’aise avec lui. Chacun stimulait l’autre ». Mais Armstrong, entre deux gigs, après une joute de trompette mémorable avec le cornettiste Bix Beiderbecke fera l’intermédiaire, l’insider, entre la pègre et les Pinkerton. Sur l’estrade, en backstage, on entend bien des informations anodines qui peuvent se révéler essentielles. Un très beau thriller qui transporte littéralement le lecteur au cœur du Chicago des années 20, les fameuses Roaring Twenties. Un polar qui swingue sur un rythme aussi effréné que le solo de Louis Armstrong dans « West End Blues ». L’auteur, influencé par l’OuLiPo, donne d’ailleurs comme contrainte à son roman, la structure du Blues de Satchmo, (cadenza, duo, pont, solo, chorus général, improvisation, coda). Mais Ray Celestin ne se contente pas d’une intrigue rondement menée, son polar est aussi un roman noir de plus de cinq cents pages. La ségrégation est omniprésente, mais la misère elle, ne regarde pas la couleur de peau, dans les forges, les aciéries, les abattoirs. Le rêve américain n’existe pas sur les bords du lac Michigan même pour les jazzmen qui finiront par rejoindre New York, et donner naissance au Be Bop. Mais c’est une autre histoire.
Mascarade (Dead Man’s Blues), par Ray Celestin – Le Cherche Midi. Traduit par Jean Szlamowicz

Ecrit par Jacques Lerognon

Jazz & Littérature : Ronald L. Morris « Le jazz et les gangsters »

Les amateurs de jazz ou de cinéma connaissent bien les rapports plus qu’incestueux de Sinatra ou Dean Martin entretenaient avec la pègre, Nick Tosches le raconte très bien dans sa biographie  »Dino » (Rivages) mais dans cette étude, le sociologue Ronald R. Morris fait remonter à la fin du 19e, cette association entre jazzmen et mafieux. Il utilise plutôt les mots plus évocateurs de racketters, mobsters ou bootleggers. Suite →

Ecrit par Jacques Lerognon

R.I.P Nat Hentoff, jazz critic émérite.

Mr. Hentoff avec  le  clarinettiste  Edmond Hall en   1948 au  Savoy, un  club de Boston.

Nat Hentoff qui vient de s’éteindre à New York le 7 Janvier dernier à l’âge, certes canonique, de 91 ans était un journaliste, historien, romancier et critique américain de jazz. Il fut l’une des principales plumes d’après-guerre qui contribuèrent à persuader les médias et le grand public de la validité du jazz en tant que forme d’art. Suite →

Ecrit par Gilbert D'Alto
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