PORTRAIT : Francesco Bearzatti

Francesco Bearzatti photo JL.Neveu

Ce spécial Saxophone du Jazzophone semble être une bonne opportunité pour faire un rapide éclairage sur Francesco Bearzatti, brillant saxophoniste italien qui taquine aussi la clarinette. Formé à Udine puis à New York, il crée son premier groupe dès 1998, un quartet qui sera suivi tout au long de sa carrière de nombreuses autres formations, éphémères ou récurrentes. Suite →

Ecrit par Jacques Lerognon

Interview : Jacques Ferrandez

Interview : Jacques Ferrandez

BD Ferrandez

Jacques Ferrandez est auteur et dessinateur de B.D. Parmi sa nombreuse production, il a publié quatre titres autour du jazz, “Nostalgia In Times Square” (1987), deux tomes consacrés à Miles Davis chez Nocturnes ainsi qu’un album-CD “Paris Jour & Nuit” (Art Moderne). Il est aussi contrebassiste de jazz. Suite →

Ecrit par Jacques Lerognon

Chronique : Sokratis Sinopoulos 4tet


2407 XSokratis Sinopoulos 4tet “Eight Winds” – ECM aout 2015

Les amateurs le savent depuis un moment, le jazz n’est plus l’apanage des musiciens noirs américains mais un quartet de musiciens grecs cela reste encore assez rare dans les bacs des disquaires, surtout quand le leader joue de la lyre.

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Ecrit par Jacques Lerognon

UN LIVRE SUR LE JAZZ : Julia Blackburn – Lady in Satin

Lady In Satin – Julia Blackburn – Rivages/Rouge – Traduit par Nicolas Guichard

lady in satinBillie Holiday, née Eleonora Fagan, aurait eu cent ans ce printemps, une bonne occasion pour lire cette nouvelle biographie de la chanteuse de jazz. Petite anecdote, le livre lui-même a une histoire étrange puisqu’il a deux auteures à près de quarante ans de distance. C’était le projet initial de Linda Kuehl qui dans les années 70 a interviewé plus de 150 personnes proches de la chanteuse mais qui est décédée sans avoir mené à terme son travail. Julia Blackburn à découvert, repris, décryptée, compilée  ses archives pour en faire ce remarquable “Portrait d’une diva par ses intimes”. Suite →

Ecrit par Jacques Lerognon

Luca Aquino – Overdoors

overdoors

Le précèdent album de Luca Aquino “Rock4.0” nous le laissait entrevoir,qu’ outre le jazz, le trompettiste italien aime aussi beaucoup le rock. Il a choisi pour cet opus de revisiter, façon free jazz, fusion psyché, le répertoire des Doors, de Jim Morrison, accompagné par un trio guitare, basse batterie. Dix reprises et une composition perso “Over DOORS”. Trois invités viennent soutenir ce projet. Petra Magoni (de Musica Nuda) est presque naturellement la fantasque “Queen of The Highway”. Le frenchie Rodolphe Burger devient le tueur de “Riders On The Storm”, guitare reverb’ et voix
étrangement posée que la trompette vient à peine survoler. Dans “Indian Summer” la voix de Carolina Bubbico s’entrelace avec une infinie délicatesse à la trompette d’Aquino jusqu’à la toute fin du disque. La plus étonnante relecture est “Light My Fire” avec son riff de basse et sa batterie omni présente mixés très en avant et sa guitare heavy metal.
La force de Luca Aquino est de s’être approprié la musique du quatuor américain pour la faire cohabiter avec celle de Miles ou de Fresu dans son propre univers musical.
Un disque dont on peut abuser, on ne risque que l’OverDOORS !

Tŭk Music/Bonsaï Music – Avril 2015
Luca Aquino, tp; Dario Miranda, el b; Antonio Jasevoli, gt; Lele Tomasi, dm.

Ecrit par Jacques Lerognon

Chronique d’album – Bernstein/Fresu/Petrella/Rojas “Brass Bang”

Paolo Fresu, le producteur de ce gang cuivré met en exergue et en italien sur la jaquette du CD, le fameux adage de Frank Zappa qui orne le fronton du premier Jazzophone. « Il jazz non è morto, ha solo un odore un po’ curioso ». Jetons donc une oreille attentive se dit le chroniqueur en déposant la rondelle de polycarbonate dans le lecteur.

Deux américains, deux italiens. Quatre cuivres réunis pour faire de la musique, du jazz mais pas seulement . Deux trompettes et bugles, un trombone et bien plus rare, un tuba. Les deux américains Marcus Rojas, le tubiste et Steve Bernstein, le trompettiste y vont aussi de la voix sur quelques titres.

Vous pensez que l’on ne peut pas faire de rock sans guitare, basse ou batterie ? Ecoutez comment le quarteron de cuivres joue « As Tears Go By » des Stones ou « Manic Depression » d’Hendrix et vous verrez. Rojas et Gianluca Petrella jouent le riff de basse presque à l’unisson, Fresu celui de la guitare et Bernstein chorusse de ses trois pistons. Vous pensiez que l’on ne peut pas vraiment faire de jazz sans instrument harmonique, sans saxophone, écoutez Fresu et ses compères revisiter le « Black And Tan Fantasy » et « Rockin’ In Rythm » du Duke, vous réviserez surement votre jugement. Vous pensiez que les chansons italiennes n’étaient bonnes que pour le concours de San Remo écoutez donc leur superbe interprétation du « Guarda Che Luna » popularisé par Marino Marini en 1962 qui clôt en majesté l’album. Vous pensez être allergique à la musique classique, la musique baroque, vous pensez qu’elle n’est qu’une musique savante d’un autre temps, tendez l’oreille aux deux superbes thèmes de Palestrina et Haendel. Avec ces quatre cuivres (brass) on est loin d’une fanfare de cirque, ça sonne, ça vibre, ça émeut, ça swingue, ça rock, ça balance, ça envoie sec. Et ils répondent en 60 minutes à une interrogation du même Zappa « Does Humour Belongs To Music? » : Si grazie !

 

Ecrit par Jacques Lerognon
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