Yves Rousseau “Murmures” Abalone

Le contrebassiste, compositeur, Yves Rousseau a démarré sa carrière sur les chapeaux de roues dès le tout début du 21ème siècle, avec toujours des projets originaux et hors formats, aussi bien sur scène qu’en studio. Son album “Murmures” marque une évolution majeure de sa démarche habituelle, car ses compositions sont adaptées (et adoptées) par une formation acoustique, dépouillée et très “Jazz & World” (comme d’hab), incluant notamment Keyvan Chemirani, le nouveau maître des percussions perses. Cette nouvelle œuvre incarne également un virage…une déviation inattendue qui accentue l’aspect lyrique de la musicalité d’Yves : la totalité de l’album est basée sur des poèmes de François Cheng, livrée par la voix d’Anne Le Goff.

https://yvesrousseau.fr

Ecrit par Sir Ali

#Chronique & #Concert : Meta “The Sweetness of a saffron wind”

 

Après avoir participé à l’album “Rebirth” de Samy Thiébault, le chanteur  et percussionniste Meta, qui  sera en 1ère partie de Yazz Ahmed le 3 Mars 2018 au Forum Nice Nord, vient de sortir son album “The sweetness of the Saffron wind” (“la douceur d’un vent de safran” en français) avec quelques uns des meilleurs jazzmen de l’hexagone. Suite →

Ecrit par Gilbert D'Alto

La Boîte à Musique #5

Yaël Angel  « Bop Writer »

Inouïe Distribution 2017

Par Gilbert D’Alto

S’attaquer aux standards du bop et du jazz modal pour une chanteuse est déjà une gageure. Quand, de plus, on se met dans la tête de rajouter des paroles sur les improvisations qui ont illustré ces standards, la tâche devient carrément ardue. Eh bien, c’est avec brio que Yaël Angel a relevé le défi. À la fois poétesse et chanteuse, elle orne de sa voix  ces fleurons que sont «  So What «  de Miles Davis, « Goodbye Pork pie Hat «  de Charles Mingus «  Lonely Woman «  d’Ornette Coleman  qui trouvent ici une nouvelle jeunesse en devenant des chansons.
Elle s’est bien sûr inspirée du travail d’un Jon Hendricks dont on la sait fan, mais elle apporte vraiment une touche personnelle à ce répertoire, entourée par un trio de haut vol (Olivier Hutman, piano, Yoni Zellik, contrebasse, Tony Rabeson, drums). Une réussite.

 

Chronique : José Caparros « A Walk in love »

Label JCCD 2017
par Gilbert D’alto

Avec son nouvel album  le trompettiste toulonnais José Caparros fait la preuve de son talent, qui est grand, et de son originalité qui ne est l’est pas moins. En huit morceaux ( deux standards et six compositions originales ), José et ses compères , Michael Cheret, (saxophones), Wilhelm Coppey, (piano), Brice Berrerd, (contrebasse) , Thierry Larosa, (batterie), délivrent un hard -bop chaleureux parfois parsemé de touches modales comme le beau « Brooklyn bridge »  qui témoigne de l’amour que porte José à New York  (où la photo de dos de couverture a été prise). Un jazz à la fois libre et maîtrisé, complexe, mais toujours accessible; joué avec une solide technique qui permet de belles envolées lyriques et un feeling certain à la fois dans les compositions et les improvisations. « Une promenade d’amour » effectivement.

Paul Brousseau/Matthieu Metzger

Source 

Label Emouvance Eabsilone-Socadisc 2017

Par Jacques Lerognon

Voilà plus de vingt ans que le pianiste Paul Brousseau (ONJ d’Olivier Benoit) et le saxophoniste Matthieu Metzger (ONJ de Daniel Yvinec, le collectif métal Klonosphère) se croisent au travers des différentes formations auxquelless ils participent, de Louis Sclavis à Marc Ducret.  De cette longue amitié est venue l’envie d’enfin confronter leurs instruments, en duo acoustique. Quinze pièces écrites, improvisées, quinze climats musicaux, quinze duels à touches et clés mouchetées. Metzger explore toute la palette sonore des saxophones, du sopranino au ténor en Ut, il les pousse parfois dans leurs derniers retranchements que les lignes mélodiques, les accords bigarrés du pianiste ne peuvent pas toujours apaiser.  Du jazz contemporain qui peut surprendre, voire déranger, mais qui sait aussi séduire de belle façon.

Gregory Porter « Nat King Cole & me » Blue Note / Universal 2017 par Sir Ali

Il n’avait que 5 ans quand sa mère le comparait déjà à Nat King Cole et lui faisait écouter sa musique. Depuis sa voix, ses mots et l’allure du Roi Cole sont restés les fils conducteurs de la vie et de la carrière de Gregory Porter. Aujourd’hui au sommet de sa carrière, avec ce 5e album il réalise son rêve et fait revivre ce répertoire qui fait partie de lui. Son choix des morceaux révèle les différents styles de Nat King Cole, sentimental, swinguant, latino et toujours classe. L’exactitude de son  timbre et la texture de sa voix, très suave, soul et très jazz réveille  l’héritage de son idole. Un album qui doit aussi son élégance à la superbe orchestration  de Vince Mendoza et la présence de quelques guests comme le trompettiste Terence Blanchard.

Parmi les bijoux incontournables de cette chef d’ouvre : L.O.V.E, Mona Lisa, Smile, Quizas, Quizas, Quizas…

JEFF BECK par Jack Lalli

« Live at the Hollywood Bowl » (2 cd +1 dvd) / Rhino Entertainment 2017

Jeff Beck, guitariste prodige, a fêté ses 50 années de carrière dans la mythique salle « Hollywood Bowl » de LA. Fan de blues, et de rock’n’roll dont du guitariste Cliff Gallup (du groupe de Gene Vincent), Jeff au sein des Yardbirds explore un rock blues psychédélique. En 1967, Jeff avec son ami Rod Stewart, via le Jeff Beck Group, donne deux chefs d’œuvres : « Truth » et « Beck Ola ». Du « JBG » à  « Beck Bogert Appice », notre guitariste utilise la « talking box » qui combinée à sa guitare fait parler ses cordes. Tout comme lors de sa rencontre avec Jan Hammer (ex « Mahavishnu Orchestra » cf/ : JB and J.Hammer Live), où ils  fusionnent à merveille ce jazz-rock courant 70-80, sur plusieurs albums et tournées torrides… Quel plaisir de les revoir jouer ensemble en 2016 : « Freeway Jam », « Star Cycle » (un des grands moments de la soirée…. Sans oublier à ce concert l’intervention de Beth Hart, Jimmy Hall (de « Wet Willie »), Steven Tyler (Aerosmith), Billy F. Gibbons de ZZ Top et Buddy Guy  Au final, une reprise de Prince : « Purple rain » toujours au top ce chef, pardon, ce Roi qui est Jeff BECK !

 

Kinga Glyk « Dream » Warner Music 2017 par Sir Ali

Kinga est une « Queen A» et son « Dream » est un conte de fées des temps modernes. Elle est un véritable phénomène de la basse électrique à mi-chemin entre Jaco Pastorious et Marcus Miller. Du haut de ses  20 ans, Kinga Gynk est  la plus talentueuse et jeune band-leadeuse, musicienne très en vogue  de la  scène jazzistique Polonaise. Elle fût repérée très largement sur les réseaux sociaux, grâce à son jeu hallucinant,  puis récupérée par le légendaire Warner music, sous lequel elle sort  son troisième album. Avec Dream tous les atouts de cette  star montante  sont mis en valeur, la maitrise étonnante de son instrument, ses compositions et ses arrangements  funky jazz progressif…, tout ça délivré par un groupe cosmopolite, composé du saxophoniste explosif  Britannique:Tim Garland, du pianiste d’Avishai Cohen : Nitai Hershkovits et le très typique et sublime batteur New Yorkais : Gregory Hutchison.

 

Ecrit par Imago records & production
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