Jammin’ Juan 2017 – Les Jeunes Talents du Jazz 2017

Le 1er Marché des Professionnels du Jazz en France JAMMIN’Juan s’ouvrira pour la première fois à Juan-Les-Pins du 20 au 22 octobre 2017. Un événement organisé par l’Office de Tourisme et des Congrès d’Antibes Juan-les-Pins, organisateur de “Jazz à Juan”, en étroite collaboration avec L’International Jazz Festival Organization (IJFO), de la SACEM, de l’ADAMI et du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes, auquel Le Jazzophone est fier de s’associer. Suite →

Ecrit par Gilbert D'Alto

#PORTRAIT Annabel S.A

Annabel S.A, l’artiste qui a réalisé la couverture du numéro du Jazzophone #12, est une créatrice hors pair selon « Elle Magazine » (2002). Née en Normandie, elle se passionne dès son plus jeune âge pour le dessin, la mode, la peinture et l’art en général. Suite →

Ecrit par Gilbert D'Alto

#JAZZ&RENCONTRE En attendant Ibrahim

 

 

I y a des concerts dont on se souvient plus que d’autres, quand ils se définissent en un mot : partage. Sur la scène ou dans le public, le partage se ressent par tous, et permet d’en apprendre plus sur l’autre. L’autre en question est Ibrahim Maalouf. Programmé au Nice Jazz Festival en 2016, mais reporté à 2017, il a voulu avoir à ses côtés des élèves du Conservatoire de Nice pour l’accompagner sur True Story (album « Illusion »). En tant qu’élève en accordéon, j’ai été contacté par Luc Fenoli, professeur de Musiques Actuelles, qui a dirigé le projet. Un vingtaine d’élèves de tout instrument : saxo, clarinette, trompette, trombone, violon, alto, chant, et de formation différente (classique, jazz, musiques actuelles) se sont mobilisés pour le projet. Chacun a préparé le morceau de son côté et on s’est tous retrouvé l’après-midi avant le concert pour une première répétition et une balance son. C’est le régisseur d’Ibrahim, Jean-Louis Couleard, qui nous a briefé sur le concert, puis son guitariste François Delporte qui nous a montré la structure du morceau en live. On l’a joué une fois avec tous les musiciens d’Ibrahim et ensuite François nous a donnés quelques conseils notamment pour mon solo, et pour l’entrée de chaque instrument. Avant le concert, on a pu parler un moment avec Ibrahim et son producteur-manager Jean-Louis Perrier. Il nous a dit le plaisir qu’il a de transmettre, surtout à travers l’improvisation, pas assez présente dans les conservatoires pour l’enseignement classique, et son désir de montrer une nouvelle approche de la musique aux élèves, plus moderne et plus ouverte. On a pu échanger ensemble sur la façon de moderniser autant un accordéon qu’une trompette, grâce à la recherche de son ou même aux modes. Mais pour lui créer une musique moderne c’est comme créer un monde dans lequel nous serions tous une seule et même culture.

23h, le concert commence, on écoute le début dans le public et vers minuit, on entre sur scène. Ibrahim fait entrer chaque instrument sur le thème, comme pour le “Bolero” de Ravel. Le public danse avec nous et semble ressentir les bonnes vibrations partagées par tous les musiciens de cultures, de formations musicales et de personnalités différentes, mais qui partagent ensemble la musique avec respect…

Belle leçon de vie.

www.ibrahimmaalouf.com

Ecrit par Clément Palomba

#INTERVIEW Youn Sun Nah

La chanteuse coréenne est l’artiste qui a autant de contradicteurs que d’admirateurs, car, en général les chanteuses de jazz ont le plus souvent une voix grave et Youn Sun Nah est plutôt dans les aigus, des aigus les plus extrêmes.

Les organisateurs de festivals l’invitent, car c’est quand même une grande voix qui ne laisse pas indifférent. Elle était cette année au Nice Jazz Festival (1)

La voix de porcelaine, comme certains critiques la définissent, est amoureuse de la France même si depuis 2 ans, elle vit en Corée et enregistre à New York. Amoureuse d’un pays qui lui a fait découvrir le jazz, si bien qu’en 2005, elle remporte son premier prix à Antibes Révélation Jazz. La suite va très vite, la petite Coréenne est devenue une star internationale qui n’oublie pas de chanter en français et travailler avec le nouveau petit génie de l’accordéon Vincent Peirani avec qui, elle a composé Empty Dream, sans oublier qu’elle laisse pantois ceux qui l’ont écouté chanter « Avec le temps » de Léo Ferré. C’est indéniable la force de Youn Sun Nah c’est de passer d’un extrême romantisme à une sorte d’hystérie où, elle seule peut le faire dans des aigus à se mettre des boules Quies dans les oreilles.

Youn Sun Nah: j’ai vraiment essayé de chanter plus bas au début, à tel point que j’ai failli abandonner le chant…en tous cas, je ne pourrais jamais chanter comme Ella Fitzgerald ou Billie Holiday, mais vous verrez dans quelques années j’aurai vieilli, je vous surprendrai peut être…mais pour le moment, je chante beaucoup en Corée ou dans les pays asiatiques, et là, par contre, on veut m ‘entendre dans ces tons aigus.

JP Lamouroux : Quel est l’origine de votre nom ?

Youn Sun Nah: En fait, Youn, c’est  Jade et Soun ça vient d’une histoire légendaire d’un roi qui en Corée n’a pas de nom…Il gouvernait bien, mais il voulait savoir s’il pouvait donner un bon ou un mauvais conseil. S’il était mauvais, il mettait une Jade qui était attachée à sa couronne…Youn, c’est le jade, Sun, c’est l’histoire de tout çà et Nah est mon nom de famille

JPL : Comment composez-vous et en quelle circonstance ?

Youn Sun Nah: Oh, vous savez, je suis plus une chanteuse qu’une compositrice, quand c’est le cas, j’ai besoin de temps, de beaucoup de temps. La même chose quand j’enregistre, il me faut un mois ou deux.

JP L: Votre amour pour la France vous amène à lire les grands auteurs, qu’en est-il?

Youn Sun Nah : Quand j’étais à l’Université en Corée, je lisais Balzac, bien sûr en coréen, mais depuis je lis en français vos grands auteurs, mais j’aime surtout les textes de vos célèbres chanteurs comme Brel, Ferré, Aznavour, parfois j’ai envie de pleurer quand j’écoute certains morceaux.

. Après ses CD précédants Voyage et Lento, 4 ans après, elle nous propose She Moves In en hommage à la musique nord-américaine, d’ailleurs ce titre était celui d’un morceau d’un enregistrement en 1990 de Paul Simon. Pour son dernier CD, la rythmique est magique avec Dan Rieser à la batterie, Brad Jones à la basse et, il faut souligner que sur un titre dont l’extraordinaire Drifting ( une balade de Jiimi  Hendrix ) c’est le guitariste Marc Ribot que l’on peut découvrir. Bref, hurlante ou chuchotante, Youn Sun Nah devrait continuer à nous surprendre… même si ce n’est pas forcement du jazz diront les puristes.

Jamie Saft (piano, orgue Hamond)

Brad Jones (double basse)

Clifton Hyde (guitare)

Dan Rieser (batterie

www.younsunnah.com

Ecrit par Jean-Pierre Lamouroux

#PORTRAIT Pierre Bertrand

Musicien à multiples casquettes, saxophoniste, flûtiste, arrangeur, compositeur, chef d’orchestre, Pierre Bertrand est l’un des phares de la musique de jazz (mais pas seulement) en France. Né à Cagnes-sur-Mer dans les années 70, le jeune Pierre Bertrand montre très tôt des dispositions pour la musique. Suite →

Ecrit par Gilbert D'Alto

Parole de Jazz #5

Stratégie de la claque : N’écouter disques et concerts qu’en vue de prendre des mandales (Bar Kokhba, Lillin), pardon, … subir des « chocs esthétiques ». Bien se faire gifler, recevoir de bonnes taloches sonores (Marc Ducret, Metatonal) et des avoinées sensorielles (Ornette Coleman, Focus on Sanity). Se faire taper dessus par la musique comme sur des enclumes, mais façon désordonnée, imprévisible (Noel Akchote, KCS). On anticipe la suite, c’est raté. On déduit une résolution d’accords, on laisse tomber. On chante sur une impro, on change de disque.
Ou alors on est bêtement surpris, et c’est gagné (Steve Coleman, Morphing).
Et si plus sa heurte et ça fait mal (The Lounge Lizards, Sharks), on l’a, la giroflée musicale (Don Cherry, Brilliant Action), le ‘choc esthétique’ (Siegfried Kessler/Daunik Lazro, Aeros). Pas de choc, pas de surprise. Pas de surprise, pas d’émotion. Pas d’émotion, pas d’intérêt …, ascenseurs, supermarchés, festivals d’été.
Approche non intellectuelle de la musique. On laisse ça aux commentateurs, musicologues, collectionneurs, critiques, profs et étudiants (et aussi aux pisse-froids). À eux la charge du fond et de la forme, du contexte, de la construction et des références. À nous les baffes (Dolphy, Out to lunch) ! À eux les citations et les notes de bas de page, à nous la beigne extatique (Dave Douglas, Actualities). Ça vaut aussi pour le cinéma, la littérature, les arts plastiques et le reste. Si pas de frappes émotionnelles violentes, rien à carrer. Eraser Head et je t’aime Albert plutôt qu’autre chose.
Plus on connait un musicien, un morceau, moins il devrait choquer. Mais non, bizarrement ça dure … Peut-être qu’on est construit comme il faut et qu’il existe dans nos caboches un mécanisme d’oubli qui permet la répétition des tartes par les mêmes causes (Bjork, Kata Rokkar).
Comme dit un cher pianiste local qui va loin avec son instrument : « Merde à A Kind of Blue ! » Sûr qu’en termes de surprise et de violence, c’est pas ça. OK, c’est chaud, c’est doux, mais ça estomaque moins que les branlées de l’Olatunji Concert. Même si on entend le même ténor dans les deux. Bref, de 1959, on préfère ‘The Shape of Jazz to Come’.
Vive la sauvagerie (Mary Halvorson, Momentary Lapse) et la saleté (Shepp, Mama Rose) ! plutôt Dewey Redman (Thren) que fiston, Sun Ra (Discipline 33) que Kamasi Washington (dans les meilleurs albums 2016 de Wire, WTF?). Plutôt ceux cités plus haut que ceux, davantage présents dans les bacs, qui hantent les festivals estivaux du coin.

Ecrit par Thomas Guillemaud

Live Report : Week end Jazz à Cannes et Coaraze

De retour d’Italie et du club La Mosca Bianca à Vintimille, l’équipe du Jazzophone se retrouva avec bonheur sur la très belle  place  de la Castre au Suquet, a  la vue époustouflante qui surplombe toute la ville de Cannes,.Un point de vue à couper le  souffle, qui servait d’écrin au “Tribute to Bill Evans” interprété par le Bernard Weidmann Trio, avec Fred Pérréard, piano (électrique, hélas), Pierrre Marcus (contrebasse) et , bien sur, Bernard Weidmann, batterie, dans le cadre du “Suquet des Arts” manifestation artistique et gratuite. Suite →

Ecrit par Gilbert D'Alto
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