Ami(ie) lecteur(trice) du Jazzophone, je perçois à nouveau ton regard dubitatif à la lecture du titre de cette chronique. Tu te demandes à nouveau en quoi je vais t’être utile. Tu as vraiment la mémoire courte. Nous avons déjà évoqué ce sujet lors de la dernière publication. J’ai parfois l’impression d’être Bill Murray dans « Un jour sans fin ».
Le 10 octobre dernier,Thelonious Monk aurait fêté ses 100 ans. Cet anniversaire a été célébré par la sortie de la bande originale du film “Les Liaisons dangereuses 1960” de Roger Vadim, composée par le pianiste et dont les enregistrements inédits semblaient perdus.
Quand on parle de jazz et tout précisément de jazz fusion chez nos voisins Belges, indéniablement le groupe culte Placebo de Marc Moulin fait référence en la matière. Mais, Marc Moulinet son album “Sam’ Suffy” auquel un article lui fut consacré dans cette même rubrique (Le Jazzophone #8) ne fut pas le seul.
Moments Lumineux, vivaces visions. A l’époque où les vinyles psychédéliques tournaient sur les platines, où la Grande Parade du jazz débutait son histoire aux arènes de Cimiez, j’étais à l’âge où l’on tape plutôt dans un ballon, davantage tourné vers le rock que le jazz. Charles Mingusqui se produisit à Nice dans ces année-là m’entraina rapidement vers d’autres couleurs musicales, m’offrant une porte d’entrée dérobée au monde du jazz. Suite →
Cyril Hely avait évoqué de façon très onirique dans le précèdent numéro du Jazzophone, Gil Scott-Heron et son roman “Le Vautour”, le seul traduit en français hélas. Paru à éditions de L’Olivier, la collection Points lui redonne une nouvelle vie. Revenons donc sur ce roman, publié à New York en 1970, Gil Scott-Heron n’a pas vingt ans à l’époque, il est poète et se lance dans une fiction sur le quartier de Chelsea à Manhattan, non loin d’où il vit.
Le pianiste et compositeur éclectique Rémi Toulon nous revient avec un troisième opus festivement mélodieux et chaudement lumineux, restant bien ancré dans la grande tradition du JAZZ !
Lorsque Franck m’a proposé d’écrire quelques lignes sur un de mes plus beaux souvenirs du Nice Jazz Festival, une certaine tendance à la facilité et la paresse, doublée d’une mémoire de poisson rouge, m’ont incité à scruter l’année 2017. La prestation mystique du prophète Kamasi Washington étant déjà abordée par une autre camarade, j’ai dû me résoudre à l’impossible : parcourir le passé glorieux du Nice Jazz Festival à la recherche de ma madeleine de Proust.
C’est un très beau chat roux, nonchalamment allongé sur un mur, tel un sphinx débonnaire, qui accueille le public, dans le labyrintheMiró de la fondation Maeght à l’initiative du Festival de St Paul de Vence et de la Biennale Internationale de St Paul de Vence. Le violoncelliste Vincent Segal et son vieux complice, Ballaké Sissoko avec sa kora prennent place sur la petit scène à l’ombre d’une œuvre monumentale de l’artiste catalan.
C’est sous la luxuriante plataneraie du domaine de Fontblanche à Vitrolles que la 21ème édition du Charlie Jazz Festival s’est tenue, avec une programmation ambitieuse concoctée par son directeur Aurélien Pitavy qui redonne toute sa place au jazz, sans tenter les grand-écarts hasardeux auxquels certains grands festivals de jazz nous habituent désormais.
Faire du jazz, c’est oser ouvrir une porte sans savoir ce qu’il y a derrière…C’est un état d’esprit par lequel on s’oblige à avancer sans cesse, à se remettre perpétuellement en question !