Chet Baker : « She was too good to me »

Chet Baker : « She was too good to me » 1974 CTI Records,
Simple et délicat, intime et mélancolique, le son de la trompette de Chet Baker est reconnaissable entre tous. Chet Baker fait en effet partie du club très fermé des musiciens identifiables dès les premières notes tel un Miles Davis, un Stan Getz ou un John Coltrane. Qu’il joue ou qu’il chante avec sa voix de velours, Chet Baker, lui qui fut l’un des principaux représentants du mouvement West Coast, a toujours une fragilité dans son approche.
Edito : Un centenaire en pleine forme
Le Jazz a 100 ans. Née en 1917 à la Nouvelle-Orleans dans les pires conditions qui soient (esclavage, racisme, pauvreté, prostitution) cette musique véritablement unique, fruit d’un brassage de peuples et d’ethnies, aux composantes multiples (rythmes africains, gospel, blues des chants de coton, harmonies européennes venues de la musique classique, ballades irlandaises, mélopées créoles, et plus encore…) est devenue en un siècle, non seulement la plus grande forme d’art que nous aient donné les Etats-Unis d’Amérique, mais a également répandu sa bonne parole sur les cinq continents et est pratiquée sur toute la planète. Suite →
#SurLaPistedUn33Tours – John Coltrane “Blue Train”

Fait-il beau ? Peu importe ! As-tu bien dormi ? C’est pas important ! Tu as les pensées trop occupées ce matin John. Direction les studios de Rudy Van Gelder. Suite →
Un Livre sur le Jazz : Sinatra Confidential par Shawn Levy

“La belle vie dans la sale industrie du rêve” pourrait on écrire sur cette bio, en paraphrasant Nick Tosches, auteur de la très remarquée biographie de Dean Martin “Dino”, parue chez le même éditeur. Suite →
Un film sur le Jazz : “Django” de Etienne Comar

Auparavant connu comme producteur et scénariste, Etienne Comar signe là son premier film en tant que réalisateur, qui retrace un épisode de la vie de Django Reinhardt. Suite →
JAZZ&LITTERATURE Satchmo, Capone et les autres
Satchmo, Capone et les autres par Jacques Lerognon
1928, Al Capone règne encore en maître sur la ville des vents. La prohibition comme la corruption sévissent sur toute la ville, des quartiers blancs riches aux ghettos pauvres et noirs. Louis Armstrong a quitté la Nouvelle Orléans depuis six ans, il est une star désormais dans le nord. Le jazz est partout dans la ville, mais surtout dans les zones noires. Peu importe, une nouvelle profession est née, les entremetteurs qui organisent des concerts, mais surtout des parties privées pour quelques nantis, amateurs de bonne musique, d’alcool facile et de femmes peu farouches. Le whisky est brun foncé, les distractions noires de peau, seule, les notes, celles de la trompette, du piano, de la contrebasse ou des saxophones restent bleues. Le cadavre d’un blanc dans un quartier noir va inciter le photographe de la police Jacob Russo, à enquêter. Pas vraiment dans ses attributions, mais comme il est doué et minutieux, ses agissements sont tolérés. Trouvera-t-il un rapport avec la disparition d’une jeune fille huppée et de son fiancé pour laquelle deux détectives de l’agence Pinkerton sont mandatés.
Dans les clubs, Louis Armstrong et son pianiste Earl Hines créent un nouveau genre: “Son Time était tellement parfait que les batteurs avec qui il jouait avaient du mal à suivre ses fantaisies rythmiques. Son sens de l’harmonie était si inventif et surprenant que les autres musiciens peinaient à suivre la complexité de ses lignes mélodiques. Il n’y avait que Louis qui était à l’aise avec lui. Chacun stimulait l’autre”. Mais Armstrong, entre deux gigs, après une joute de trompette mémorable avec le cornettiste Bix Beiderbecke fera l’intermédiaire, l’insider, entre la pègre et les Pinkerton. Sur l’estrade, en backstage, on entend bien des informations anodines qui peuvent se révéler essentielles. Un très beau thriller qui transporte littéralement le lecteur au cœur du Chicago des années 20, les fameuses Roaring Twenties. Un polar qui swingue sur un rythme aussi effréné que le solo de Louis Armstrong dans “West End Blues”. L’auteur, influencé par l’OuLiPo, donne d’ailleurs comme contrainte à son roman, la structure du Blues de Satchmo, (cadenza, duo, pont, solo, chorus général, improvisation, coda). Mais Ray Celestin ne se contente pas d’une intrigue rondement menée, son polar est aussi un roman noir de plus de cinq cents pages. La ségrégation est omniprésente, mais la misère elle, ne regarde pas la couleur de peau, dans les forges, les aciéries, les abattoirs. Le rêve américain n’existe pas sur les bords du lac Michigan même pour les jazzmen qui finiront par rejoindre New York, et donner naissance au Be Bop. Mais c’est une autre histoire.
Mascarade (Dead Man’s Blues), par Ray Celestin – Le Cherche Midi. Traduit par Jean Szlamowicz
#JAZZ&ART Bitches Brew – Miles Davis – Maty Klarwein

Bitches Brew 1969 Miles Davis par Jacky Ananou
Artiste concepteur : Mati KLARWEIN
Comment représenter les contraires musicaux en contraires picturaux. Suite →
#JAZZ&CINEMA Michelangelo Antonioni Cinéaste et JazzFan
Jazz et Cinéma
Michelangelo Antonioni, Cinéaste et jazzfan par Gilbert D’Alto
Considéré par la plupart des cinéphiles , critiques et spécialistes du cinéma italien comme l’un des plus grands réalisateurs du XXème siècle,Michelangelo Antonioni était aussi un grand amateur et connaisseur de musique en général et de jazz en particulier ( Il était aussi grand amateur et connaisseur de football, mais je m’éloigne…). Suite →
#PORTRAIT Nancy Wilson
Si en France, on connait bien sûr la sainte trilogie des chanteuses de jazz, c’est-à-dire Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan et Billie Holiday, on connait beaucoup moins celle qui dans le domaine du jazz est considérée leur égale et qui , dans le domaine de la soul est comparée à Dionne Warwick et Diana Ross , j’ai nommée”The Girl With the Honey-Coated Voice » ( la fille avec la voix habillée de miel ) , Miss Nancy Wilson. Suite →




