Petit voyage vers le Var pour retrouver le superbe cadre du théâtre de verdure et le Festival de Jazz à Ramatuelle (32e édition) qui reçoit pour la première fois le pianiste Fred Hersch.
Cyril Hely avait évoqué de façon très onirique dans le précèdent numéro du Jazzophone, Gil Scott-Heron et son roman “Le Vautour”, le seul traduit en français hélas. Paru à éditions de L’Olivier, la collection Points lui redonne une nouvelle vie. Revenons donc sur ce roman, publié à New York en 1970, Gil Scott-Heron n’a pas vingt ans à l’époque, il est poète et se lance dans une fiction sur le quartier de Chelsea à Manhattan, non loin d’où il vit.
Après les très beaux “La belle chose” et “Les Racines du ciel”, aux influences latines et françaises, l’accordéoniste Frédéric Viales’offre cette parenthèse pour nous rappeler qu‘il est aussi un jazzman, et qu’il est passionné par cette musique. Suite →
Le pianiste et compositeur éclectique Rémi Toulon nous revient avec un troisième opus festivement mélodieux et chaudement lumineux, restant bien ancré dans la grande tradition du JAZZ !
Les soixante-dix ans de Jazz à Nice, ont été fêtés par de nombreux concerts tout au long de l’année, dans les salles et les lieux de la ville et avec une exposition au musée Masséna. Mais il fallait un objet qui dure pour commémorer cet anniversaire.
12 juillet 1986, Nice Jazz Festival,le soleil est encore haut dans le ciel quand arrive sur la “Arena Stage” de la, un jeune homme en bermuda et T-shirt blanc, une Gibson ES-335 à la main. “Le roadie qui vient tester les branchements” ce dit-on. Un gros accord, distorsion à fond, la guitare fonctionne. Il est rejoint par un bassiste et un batteur. On reconnait immédiatement les deux anciens membres de Creamque sont Jack Bruce et Ginger Baker puis un saxophoniste élégant, encore inconnu à l’époque, Courtney Pine.Suite →
Nous sommes assis dans un amphithéâtre en plein air, sous des palmiers et une végétation luxuriante, sous les étoiles, face à la mer, pour assister aumini festival d’Ospedaletti aux portes de San Remo.
Lorsque Franck m’a proposé d’écrire quelques lignes sur un de mes plus beaux souvenirs du Nice Jazz Festival, une certaine tendance à la facilité et la paresse, doublée d’une mémoire de poisson rouge, m’ont incité à scruter l’année 2017. La prestation mystique du prophète Kamasi Washington étant déjà abordée par une autre camarade, j’ai dû me résoudre à l’impossible : parcourir le passé glorieux du Nice Jazz Festival à la recherche de ma madeleine de Proust.
Né Mc Kinley Morganfield en 1915, il devient Muddy Waters ce qui signifie « eaux boueuses », surnom donné par sa grand-mère quand enfant, salit, il rentrait après avoir joué dehors… Fils de paysan dans des champs de coton, il apprend l’harmonica, et la guitare… « Je voulais avant tout sortir de la plantation. Pour cela, j’avais trois possibilités : le base-ball, l’église ou la musique »… Bon choix, car il participera à la naissance du blues électrique de Chicago !
Comment ne pas oublier l’interprétation de “Take the A train” de cet instant mémorable, certes la transe n’aura pas manquée durant toute cette soirée, les deux rappels, le solo du bassiste Anthony Jacksonje crois, le final du batteur Steve Gadd mais la tête de proue de ce moment unique, vous aimeriez bien le savoir, bref juste pour vous dire que nous n’oublions jamais les gens qu’on aime même si c’est en passant par-là, le hasard de la vie.