Offert par la ville de Nice et organisé par La Ruche et Imago Records, le Tremplin du Nice Jazz Festival 2015 proposait six groupes de belle facture à l’appréciation d’un jury composé de professionnels de la musique ou du secteur culturel et de journalistes. Dimanche 5 et lundi 6 juillet sur la scène de la place Masséna, devant un nombreux public, défilèrent donc Raven, Jacob Vacek Quintet, Spirale Trio, Elias et le Paï Paï Jazz Band, Andrea Bazzicalupo Quartet et Ryoko Nuruki Trio. Suite →
Tremplin du Nice Jazz Festival 2015 – Les 6 Finalistes
Dimanche 05 juillet 2015 – Place Massena à Nice – Tremplin National du Nice Jazz Festival 2015 avec les groupes : Raven – Jacob Vacek 5tet – Spirale trio
Nice Jazz Festival 2015 Day 1 (Live report)

Fred D’Oelsnitz Trio sur la Scène du Nice Jazz Festival 2015
À peine remis du Tremplin du Nice Jazz Festival, l’équipe du Jazzophone, toujours courageuse et soucieuse d’informer ses lecteurs enchaîna directement avec le reportage « in vivo » du Nice Jazz Festival 2015.
LA SEMAINE # 14 de Gilbert d’Alto
Retrouvez toutes les semaines, la sélection culturelle et jazz du journaliste Gilbert d’Alto, pour le Jazzophone.
Décès d’Eddy Louiss, l’un des plus grands organistes du monde.
Eddy Louiss qui vient de nous quitter brutalement, était l’un des musiciens français les plus créatifs qui soient. Maître de l’orgue Hammond B3, il était l’un des plus grands spécialistes de l’instrument au monde, adoubé par Jimmy Smith lui même. Eddy Louiss, issu d’une famille de musiciens (son père était trompettiste, instrument qu’il pratiquait également), apprit très jeune le piano, puis devint rapidement musicien quasi-professionnel tout en poursuivant ses études.
Finalistes du Tremplin du Nice Jazz Festival 2015
Plus d’une trentaine de projets de toute la France et au final 6 projets retenus qui se produiront place Massena à Nice :
Dimanche 05 juillet 2015
19h – Raven
20h – Jacob Vacek 5tet
21h – Spirale trio
Lundi 06 juillet 2015
19h – Elias & The Paï Paï Jazz Band
20h – Andrea Bazzicalupo 4tet
21h – Ryoko Nuruki
Luca Aquino – Overdoors
Le précèdent album de Luca Aquino “Rock4.0” nous le laissait entrevoir,qu’ outre le jazz, le trompettiste italien aime aussi beaucoup le rock. Il a choisi pour cet opus de revisiter, façon free jazz, fusion psyché, le répertoire des Doors, de Jim Morrison, accompagné par un trio guitare, basse batterie. Dix reprises et une composition perso “Over DOORS”. Trois invités viennent soutenir ce projet. Petra Magoni (de Musica Nuda) est presque naturellement la fantasque “Queen of The Highway”. Le frenchie Rodolphe Burger devient le tueur de “Riders On The Storm”, guitare reverb’ et voix
étrangement posée que la trompette vient à peine survoler. Dans “Indian Summer” la voix de Carolina Bubbico s’entrelace avec une infinie délicatesse à la trompette d’Aquino jusqu’à la toute fin du disque. La plus étonnante relecture est “Light My Fire” avec son riff de basse et sa batterie omni présente mixés très en avant et sa guitare heavy metal.
La force de Luca Aquino est de s’être approprié la musique du quatuor américain pour la faire cohabiter avec celle de Miles ou de Fresu dans son propre univers musical.
Un disque dont on peut abuser, on ne risque que l’OverDOORS !
Tŭk Music/Bonsaï Music – Avril 2015
Luca Aquino, tp; Dario Miranda, el b; Antonio Jasevoli, gt; Lele Tomasi, dm.
INTERVIEW : CECILE… NO REGRET
No Regrets, un enregistrement de circonstance chanté par Cécile Mc Lorin Salvant en 2010, année où elle vient de remporter la plus belle récompense, le prix Thelonious Monk. Elle a 20 ans, le même âge qu’ Ella Fitzgerald quand elle a enregistré A-Tisket-A-Tisket, le même âge aussi que Sarah Vaughan avec I’ll Wait and Pray ainsi que Billie Holiday pour Big City Blues. Enregistré à New York le 9 juin 1930 avec, au piano James P. Johnson with the Bessemer Singers.
Il est toujours difficile de vouloir comparer une artiste à une autre mais il est facile de
dire que pour ceux qui ont écouté cette chanteuse franco américaine, le jazz a découvert la voix qui manquait depuis longtemps. Pour l’instant, son parcours est simple à tracer,
arrivée de Miami en France avec un bagage musical lyrique, elle va découvrir le jazz au
Conservatoire d’Aix-en-Provence avec le saxophoniste Jean-François Bonnel, le même qui
avec son quintet a enregistré No Regrets.
Depuis, le public azuréen a pu l’entendre trois fois, d’abord à Jazz à Domergue à Cannes, elle gagne aussi le prix du Jazz Vocal Thelonious Monk en 2010. Le deuxième concert a eu lieu l’an dernier au Nice Jazz Festival un 8 juillet, là encore, elle vient de remporter un Grammy Awards, pour ce concert, elle mêle humour et émotion quand elle reprend, par exemple, un texte de Judy Garland « …elle lui sert un verre de vin… quand il rentre le lendemain, elle a ses bigoudis… il part au boulot… il ne reviendra pas… ». Sa troisième visite est encore à Nice le 4 avril dernier au Théâtre Lino Ventura, toujours avec son trio, Paul Sikivie à la contrebasse,Lawrence Leathers à la batterie et l’extraordinaire pianiste et arrangeur Aaron Diehl avec qui, elle avait enregistré Woman Child en 2013. Cette année, un concert aussi fort que les précédents, où elle alterne standards
ou textes peu connus comme celui chanté en français et retrouvé chez le poète haïtien Ida Salomon.
Dans tous ses récitals, surtout en France, elle fait toujours une belle part
aux grands interprètes français, Barbara, Trenet, ce soir là, c’est Michel
Legrand et les Parapluies de Cherbourg.
« …La première fois que je l’ai vu, j’ai pleuré, après j’ai continué de regarder cette scène du film en pleurant à chaque fois et,là, je me suis dit, il faut
que ça cesse, il faut juste que je chante la chanson dans un autre registre,
j’aime chanter aussi Joséphine Baker, elle est drôle et en même temps
quand je l’entends, le fond c’est terrible et chez toutes les filles noires aujourd’hui
qui vivent en France, aux États Unis, je sais qu’à un moment, il y a eu cette
pensée là, je l’ai eu quand j’étais petite et donc, c’est quelque de chose de très vrai,
il faut être un peu conscient de ça, de ce problème… pour rester dans mes préférés
français, il y a aussi Trenet, j’ai choisi la Route Enchantée, j’aime aussi Barbara pour les chansons d’amour, ça fait partie des plus belles chansons qui existent et puis aussi celles avec un peu d’humour, c’est super important de rire et de ne pas trop se prendre au sérieux il faut prendre la musique au sérieux et ne pas se prendre au sérieux… »
Une grande partie de son répertoire est tirée des grands interprètes américains, notamment féminines qui ont marqué leurs époques où souvent leurs vies au quotidien ne furent pas toujours celles des divas comme Bessie Smith,
Cécile a interprété a cappella « Baby have pity
on Me » ou encore Judy Garland qu’elle admire :
« Quand on voit qu’elle était gamine et la maturité qu’elle avait dans son interprétation,
c’est incroyable, je crois que je n’ai jamais vu ça… en général, la vie de ces femmes
m’intéresse comme la soeur de Cab Calloway, Blanche Calloway qui était une des premières femmes à diriger un big band avec des hommes, elle a du être vraiment forte pour être prise au sérieux, ça me touche beaucoup,le jazz, ça reste quand même un monde de mecs… il y a des femmes de plus en plus mais, moi j’ai beaucoup d’admiration pour celles qui ont vécu tout ça, pour faire quelque chose de
forte intensité, elles l’ont fait ressentir dans leur musique d’une façon positive… je suis
aussi très sensible aux textes de Léo Ferré età l’émotivité dans la voix de Jacques Brel et j’aimerais bien pouvoir chanter quelques titresdu guitariste country Steve Earle, vous savez je suis très éclectique dans ce que j’écoute et souvent avec un morceau ça fait tilt, je pense à l’instant à Léonard Cohen, à Joni Mitchell ».
J-P. L. : Vous voyagez beaucoup, vous emportez
des livres ?
Cécile : Oui, oui, en ce moment, j’ai la Confusion des Sentiments de Stefan Zweig, Beloved de Toni Morisson, A la Recherche du Temps Perdu de Proust, ça fait déjà deux ans que je suis en train de le lire, j’avance très, très lentement… je viens de finir un livre de Kôbô Abe qui m’avait vraiment troublé, ça m’a donné des cauchemars, ça s’appelle Secret Rendez vous,c’était horrible et pas mal en même temps… la lecture, ça fait partie de mes plaisirs quand je voyage…
J-P. L. : Vous avez d’autres choses que vous aimez bien faire ?
Cécile : J’adore dessiner,j’adore peindre avec de
l’aquarelle, des gouaches, c’est quelque chose qui me calme surtout pendant
les voyages et là, pour mon prochain disque, la couverture ce sera quelque
chose que j’ai peint et tout l’intérieur du disque, ce sera avec mes paroles et mes
illustrations à côté, il va sortir en août.
Ce sont certainement les parisiens qui découvriront ce CD car cette déjà grande dame du jazz sera le 5 septembre au festival de jazz de La Villette.
Vendredi 26 JUN 2015 Lancement du numéro d’été du JAZZOPHONE @ Galerie Motus
A l’occasion de sa nouvelle exposition
“ON THE ROAD AGAIN” La GALERIE MOTUS – ART PICKING sera aussi le spot de 2 événements musicaux :

– Le lancement du Numéro 3 du Le Jazzophone, Le journal du Jazz niçois mais pas que… Suite →
LA SEMAINE #13 de Gilbert d’Alto
Retrouvez toutes les semaines, la sélection culturelle et jazz du journaliste Gilbert d’Alto, pour le Jazzophone.



