Vendredi 09 février 2018 – Forum Jorge François à Nice à 20h30





Alors que l’on célèbre cette année (2017), le centenaire du premier enregistrement de jazz, (Livery Stable Blues), celui de la naissance de Monk, Dizzy Gillespie, Ella Fitzgerald et John Lee Hooker, Franck Médioni, c’est peut-être le bon moment pour faite le point sur cette musique que l’on aime. Suite →Histoire de la pochette de disques de Jazz Années 1957-1963 (troisième partie)
par Jacky Ananou
Les Photos sur les pochettes.
Deux noms pour un nouveau standard de pochette, l’un est William Claxton et l’autre, le plus célèbre des designers de l’histoire du disque de jazz, s’appelle Reid Miles.
Le nom de William Claxton reste lié au jazz de la West Coast et aux labels Contemporary et Pacific Jazz. Le soleil de Californie et le bleu du Pacifique aidant, on préfère les photographies en couleurs, et les pochettes affichent des couleurs vives, qui s’opposent au jazz blanc et noir tel qu’on le représente à New York . Claxton flashe les jazzmen de Los Angeles à l’extérieur et en pleine lumière ou en action dans les clubs locaux et même dans leur propre maison.
En 1956, quand Blue Note commença à produire des LP 12″, il fallut concevoir des pochettes adaptées à ce nouveau format, Reid Miles fut recruté comme designer. Ses idées allaient contribuer à donner aux productions du label, un look moderne et original qui deviendrait l’emblème du disque de jazz dans le monde. Utilisant de façon non conventionnelle les photographies pleines de vie de Francis Wolff. Reid conçut des pochettes comme personne n’en avait jamais vu, ou elles étaient imprimées en format réduit et dans des angles bizarres sur une page blanche, ou colorées (Miles Davis Volume 2). Il arrivait aussi que Reid Miles fasse appel à d’autres artistes comme le peintre Andy Warhol qui conçut des dessins pour Kenny Burrell (Volume 2, 1956 et Blue Lights, 1958).
Aujourd’hui, ses conceptions originales sont encensées par tous et sont même à nouveau copiées par les artistes contemporains de Hip Hop ou d’Acid Jazz.
En 1960, Creed Taylor, producteur chez ABC-Paramount Records, persuada sa compagnie de créer un label jazz : Impulse! Avec ses bandes rouges et noires sur la tranche des albums, elles permettaient de les repérer dans une rangée de disques. Impulse! entra dans l’histoire et fit connaître au monde les musiques avant-gardistes d’Archie Shepp, John Coltrane, Ahmad Jamal, Pharoah Sanders, Yusef Lateef, … etc. Les pochettes d’Impulse! présentaient généralement des photographies en couleurs de musiciens prises sous des angles artistiques, parfois à contrejour. Elles sont d’une extraordinaire qualité offrant des jeux de couleurs et des contrastes fascinants pour un impact maximal. Impulse! utilisait généralement les mêmes photographes parmi lesquels on repèrera Charles Stewart et Chuck Stewart. La pochette la plus célèbre du label reste sans doute celle de “A Love Supreme. C’est le producteur Bob Thiele qui utilisa un de ses propres clichés en noir et blanc de Coltrane.
Bien que l’imagerie propre au jazz ait continué à subsister à travers son histoire et son évolution, le rock à la fin des années 60 a contribué à éroder partiellement cette spécificité.
À suivre…
Dès son premier film « L’horloger de Saint- Paul », avec les immenses et regrettés acteurs qu’étaient Philippe Noiret et Jean Rochefort,Bertrand Tavernier fait preuve d’un talent confondant. Cet ancien critique est avant tout un passionné de cinéma, et surtout de cinéma américain sur lequel il co-écrivit un important ouvrage (Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier, 50 ans de cinéma américain, Paris, éditions Nathan, 1991), s’attardant sur les genres dédaignés (westerns, films noirs, comédies musicales). Il est en fait passionné de culture nord-américaine, et qui dit culture nord-américaine dit évidemment jazz. Tavernier est un amoureux du jazz, qu’il découvrit en regardant les films noirs dont ce dernier constitue souvent la bande originale
STEELY DAN : « Do it again » ! par Jack Lalli
En 1967, c’est la rencontre de deux musiciens, amateurs de jazz et d’humour sarcastique, socle de cette aventure décalée de la musique américaine. Donald Fagen du New Jersey (chant, claviers) et le regretté Walter Becker de New York (guitare, basse, harmonica et chant) ont grandi en écoutant du jazz : Miles Davis, Coltrane..., ou tout autant de la soul, du blues, du rock and roll, et de la musique latino... Suite →
Christian Scott The Centennial Trilogy / Stretch Music 2017
La trilogie du centenaire.
Par David Rompteau
Roulez tambours, préparez le gumbo et lancez les « beads » de Mardi gras si chers aux habitants de la Nouvelle Orléans. Christian Scott l’enfant du pays, a marqué de son empreinte l’année 2017 ; celle des cent ans du premier enregistrement de musique Jazz ; avec trois albums. Regardons de plus près.
Avec Ruber Rebel, la musique se veut roots, africaniste, profonde, sorte d’écrin aux envolées du trompettiste Néo Orléanais qui s’en donne à cœur joie. Cet album ravira les fans de la première période du musicien. Diaspora fait la part belle aux accompagnateurs de Christian Scott, dans la pure tradition des entertainers. Le disque est ponctué d’interventions de guests, concept que le musicien adore. La musique proposée se veut éclectique, raffinée et les arrangements soignés. Brillant ! Enfin, avec The Emancipation Procrastination le musicien nous transporte dans le très, très pointu. Politique, engagé, ce dernier opus de la trilogie, assez proche de l’univers de Stretch Music est un vœu d’espoir porté à la face du monde pour ne pas avoir des « dirigeants incapables et mauvais » et on se demande à qui le musicien peut bien penser. Cet album clôt à merveille le trio du cru 2017 de l’artiste.
Roulez tambours, préparez le gumbo et lancez les « beads » de mardi gras. Christian Scott fait partie des artistes qui ont fait, font et feront pour longtemps encore nous l’espérons, l’histoire du jazz !
www.christianscott.tv
TREME par Monique Bornstein
Créé vers 1800, Treme est le quartier qui sonne le mieux au monde, celui où est né et où a grandi Louis Armstrong.
Situé au cœur de La Nouvelle-Orléans, il est le plus ancien quartier Africain-Américain des États-Unis. A l’époque de l’esclavage aux États-Unis, c’est là que vivaient les noirs non-esclaves. Suite →