
#JAZZ& #LITTERATURE “Sounds Of Surprise” de Franck Médioni
Alors que l’on célèbre cette année (2017), le centenaire du premier enregistrement de jazz, (Livery Stable Blues), celui de la naissance de Monk, Dizzy Gillespie, Ella Fitzgerald et John Lee Hooker, Franck Médioni, c’est peut-être le bon moment pour faite le point sur cette musique que l’on aime. Suite →
#JAZZ&ART Histoire de la pochette de disques de Jazz année 1957-1963 (3ème partie)
Histoire de la pochette de disques de Jazz Années 1957-1963 (troisième partie)
par Jacky Ananou
Les Photos sur les pochettes.
Deux noms pour un nouveau standard de pochette, l’un est William Claxton et l’autre, le plus célèbre des designers de l’histoire du disque de jazz, s’appelle Reid Miles.
Le nom de William Claxton reste lié au jazz de la West Coast et aux labels Contemporary et Pacific Jazz. Le soleil de Californie et le bleu du Pacifique aidant, on préfère les photographies en couleurs, et les pochettes affichent des couleurs vives, qui s’opposent au jazz blanc et noir tel qu’on le représente à New York . Claxton flashe les jazzmen de Los Angeles à l’extérieur et en pleine lumière ou en action dans les clubs locaux et même dans leur propre maison.
En 1956, quand Blue Note commença à produire des LP 12″, il fallut concevoir des pochettes adaptées à ce nouveau format, Reid Miles fut recruté comme designer. Ses idées allaient contribuer à donner aux productions du label, un look moderne et original qui deviendrait l’emblème du disque de jazz dans le monde. Utilisant de façon non conventionnelle les photographies pleines de vie de Francis Wolff. Reid conçut des pochettes comme personne n’en avait jamais vu, ou elles étaient imprimées en format réduit et dans des angles bizarres sur une page blanche, ou colorées (Miles Davis Volume 2). Il arrivait aussi que Reid Miles fasse appel à d’autres artistes comme le peintre Andy Warhol qui conçut des dessins pour Kenny Burrell (Volume 2, 1956 et Blue Lights, 1958).
Aujourd’hui, ses conceptions originales sont encensées par tous et sont même à nouveau copiées par les artistes contemporains de Hip Hop ou d’Acid Jazz.
En 1960, Creed Taylor, producteur chez ABC-Paramount Records, persuada sa compagnie de créer un label jazz : Impulse! Avec ses bandes rouges et noires sur la tranche des albums, elles permettaient de les repérer dans une rangée de disques. Impulse! entra dans l’histoire et fit connaître au monde les musiques avant-gardistes d’Archie Shepp, John Coltrane, Ahmad Jamal, Pharoah Sanders, Yusef Lateef, … etc. Les pochettes d’Impulse! présentaient généralement des photographies en couleurs de musiciens prises sous des angles artistiques, parfois à contrejour. Elles sont d’une extraordinaire qualité offrant des jeux de couleurs et des contrastes fascinants pour un impact maximal. Impulse! utilisait généralement les mêmes photographes parmi lesquels on repèrera Charles Stewart et Chuck Stewart. La pochette la plus célèbre du label reste sans doute celle de “A Love Supreme. C’est le producteur Bob Thiele qui utilisa un de ses propres clichés en noir et blanc de Coltrane.
Bien que l’imagerie propre au jazz ait continué à subsister à travers son histoire et son évolution, le rock à la fin des années 60 a contribué à éroder partiellement cette spécificité.
À suivre…
#CHRONIQUE La Trilogie du Centenaire
Christian Scott The Centennial Trilogy / Stretch Music 2017
La trilogie du centenaire.
Par David Rompteau
Roulez tambours, préparez le gumbo et lancez les « beads » de Mardi gras si chers aux habitants de la Nouvelle Orléans. Christian Scott l’enfant du pays, a marqué de son empreinte l’année 2017 ; celle des cent ans du premier enregistrement de musique Jazz ; avec trois albums. Regardons de plus près.
Avec Ruber Rebel, la musique se veut roots, africaniste, profonde, sorte d’écrin aux envolées du trompettiste Néo Orléanais qui s’en donne à cœur joie. Cet album ravira les fans de la première période du musicien. Diaspora fait la part belle aux accompagnateurs de Christian Scott, dans la pure tradition des entertainers. Le disque est ponctué d’interventions de guests, concept que le musicien adore. La musique proposée se veut éclectique, raffinée et les arrangements soignés. Brillant ! Enfin, avec The Emancipation Procrastination le musicien nous transporte dans le très, très pointu. Politique, engagé, ce dernier opus de la trilogie, assez proche de l’univers de Stretch Music est un vœu d’espoir porté à la face du monde pour ne pas avoir des « dirigeants incapables et mauvais » et on se demande à qui le musicien peut bien penser. Cet album clôt à merveille le trio du cru 2017 de l’artiste.
Roulez tambours, préparez le gumbo et lancez les « beads » de mardi gras. Christian Scott fait partie des artistes qui ont fait, font et feront pour longtemps encore nous l’espérons, l’histoire du jazz !
www.christianscott.tv
#JAZZ&HISTOIRE Treme
TREME par Monique Bornstein
Créé vers 1800, Treme est le quartier qui sonne le mieux au monde, celui où est né et où a grandi Louis Armstrong.
Situé au cœur de La Nouvelle-Orléans, il est le plus ancien quartier Africain-Américain des États-Unis. A l’époque de l’esclavage aux États-Unis, c’est là que vivaient les noirs non-esclaves. Suite →
#INTERVIEW Monique Bornstein

Monique Bornstein, peintre qui vit et travaille à Villefranche-sur-Mer, (son atelier/galerie est situé au-dessus de celui qu’occupait Jean Cocteau) c’est l’histoire de deux passions, celle de la peinture, qu’elle pratique avec succès depuis de nombreuses années et qui l’a menée à exposer aux quatre coins du monde, des USA (New York, Miami et surtout la Nouvelle-Orléans) à l’Angleterre en passant par la Suisse, les Pays-Bas, le Canada, Paris, Londres, Bruxelles, etc… et celle du jazz dont elle passionnée depuis l’adolescence, et qui constitue l’un de ses sujets de prédilection, comme on peut le constater dans le magnifique livre qu’elle a consacré à la Nouvelle-Orléans « Spirit of New-Orleans » où ses portraits de musiciens légendaires de la ville comme (entre autres) Fats Domino ou Allen Toussaint, la famille Marsalis ou James Andrews et son frère Trombone Shorty, et d’autres, moins connus, mais tout autant magnifiés, vous sautent au visage, criants de vérité et de swing. Le livre est en outre truffé d’anecdotes, drôles, touchantes ou pittoresques.
Festival Joseph Kosma du 18 au 27 janvier 2018 à Nice
Première manifestation autour de l’héritage du génial compositeur hongrois et son apport à la chanson française (entre autres, car les jazzmen sont friands de ses compositions, en particulier les célébrissimes “Feuilles Mortes” devenues “Autumn Leaves” en franchissant l’Atlantique est qui sont toujours à l’heure l’actuelle l’un des standards de jazz les plus joués au monde), et organisée par l’Association “Les Alizés”, menée par la toujours dynamique Françoise Miran, le Festival “Joseph Kosma” aura lieu à Nice les 25 26 et 27 janvier 2018. Suite →
Belle et heureuse année 2018 !!!
Tous nos vœux pour cette nouvelle année :
que la joie, l’amour et la musique inondent votre vie !

R.I.P Roswell Rudd
Tristesse… L’illustre Roswell Rudd, pionnier du trombone moderne, nous a quittés le 21 décembre dernier à l’âge de 82 ans. Il s’est éteint dans sa maison de Kerhonskon, (quartier de New York). Suite →
Chronique littéraire : Philippe Paringaux, rock critic et jazz lover







