#JAZZ&CINEMA Clint Eastwood

 

 

Clint Eastwood est non seulement un excellent comédien et un grand réalisateur, mais c’est aussi un musicien (il joue de la guitare et du piano), et surtout un défenseur acharné et ambassadeur de la cause du jazz. Dès son premier long métrage en tant que réalisateur «  Play Misty for me‘»( ridiculement traduit ici par ‘’ Un frisson dans la nuit « ), le jazz est présent, et l’intrigue tourne d’ailleurs autour du fameux morceau de Errol Garner, Clint s’étant octroyé le rôle d’un D.J. de Jazz, et dans une scène du film nous avons même droit à quelques extraits du Festival de Jazz de Monterey ( Californie) avec une prestation du quintet de Cannonball Adderley.

Le jazz marque toute son œuvre et il confie souvent la musique de ses films à des jazzmen comme Lalo Schifrin, Lennie Niehaus ou même Michel Legrand, avant que celle-ci ne soit confiée à partir des années 2000 à son fils Kyle devenu un grand contrebassiste de jazz après avoir débuté au cinéma aux côtés de son père en 1982 dans «  Honky Tonk Man », film qui dévoile une autre facette des amours musicales de Clint : la musique country.

En 1988, poussé par son amour du jazz, Clint va réaliser un » biopic » sur la vie de son idole Charlie Parker. Le film, simplement intitulé  » Bird », sera présenté à Cannes et Forest Whitaker qui incarne Parker remportera le Prix d’interprétation masculine. Si le film obtient un grand succès, il est néanmoins critiqué par quelques aficionados pour certains défauts, l’absence dans le film du personnage de Miles Davis (seulement évoqué en une phrase) n’en étant pas un des moindres.

Clint reste ancré dans le be-bop est produit la même année un documentaire biographique sur Thelonious Monk, «  Straight no chaser ».

 

Il retourne en 2003 à ses amours jazzistiques en réalisant pour la série de documentaires produite par Scorsese « Piano Blues »  dédiée à son instrument favori et aux grands musiciens qui en sont maîtres : Ray Charles, Dr John, Dave Brubeck…il dit avoir voulu avec ce film rendre hommage au jazz et au blues «  deux des plus grandes formes d’art de l’Amérique »

Ecoutons ce que dit Clint quant à l’importance de la musique : «J’ai toujours pensé que la musique était l’un des éléments les plus importants de ma vie. Ou d’un long métrage. La musique ne doit pas être délaissée au profit des dialogues. Comme le scénario, les acteurs ou le réalisateur, la musique contribue au succès du film » . Chose que notre homme Clint est l’un des plus grands à maitriser.

 

 

 

Photo : Ray Charles & Clint Eastwood, copyright Bac Films.

Ecrit par Gilbert D'Alto
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