12 juillet 1986, Nice Jazz Festival,le soleil est encore haut dans le ciel quand arrive sur la “Arena Stage” de la, un jeune homme en bermuda et T-shirt blanc, une Gibson ES-335 à la main. “Le roadie qui vient tester les branchements” ce dit-on. Un gros accord, distorsion à fond, la guitare fonctionne. Il est rejoint par un bassiste et un batteur. On reconnait immédiatement les deux anciens membres de Creamque sont Jack Bruce et Ginger Baker puis un saxophoniste élégant, encore inconnu à l’époque, Courtney Pine.Suite →
Ces “Echos de voyages magiques” que nous propose le saxophoniste Don Billiez dans son dernier opus sont bien sur une réminiscence des années 60 et 70, et de la période psychédélique que cet ancien compagnon de route de Nino Ferrer et d’Alain Bashung, deux pionniers du rock aventureux en France, a bien connue.
Né Mc Kinley Morganfield en 1915, il devient Muddy Waters ce qui signifie « eaux boueuses », surnom donné par sa grand-mère quand enfant, salit, il rentrait après avoir joué dehors… Fils de paysan dans des champs de coton, il apprend l’harmonica, et la guitare… « Je voulais avant tout sortir de la plantation. Pour cela, j’avais trois possibilités : le base-ball, l’église ou la musique »… Bon choix, car il participera à la naissance du blues électrique de Chicago !
Pour le dernier jour du Nice Jazz Festival, nous avons choisi de nous concentrer sur la partie la plus purement “jazz” du programme et c’est donc au Théâtre de Verdure que nous avons passé l’essentiel de la soirée. Suite →
Samedi 21 juillet, dernier soir de cette 70ème édition du Nice Jazz Festival, nous retrouvons un habitué du festival, Eric Legnini, avec son nouveau projet, Tribute to Les Mccann et comme invité Ali Jackson. Ce quintet ouvre la soirée avec un jazz très classique. Ils reprendront bien évidemment le standard “Compared to What”. C’est le contrebassiste, Geraud Portal, qui va permettre, avec une Walking bass très efficace, de donner un tempo assez rapide et qui fera, je trouve, le charme de cette première partie.
Ce n’est jamais facile de remplacer au pied levé un artiste, surtout lorsque ce dernier décède une dizaine de jours avant. C’est encore plus compliqué de mélanger deux sets très différents en une session unique. Mais impossible ne semble pas Pellissier.
Comme chaque année le Festival Jazz à Porquerolles qui débute la saison des festivals et se tient sur l’île du même nom sise en face de Hyères, toujours sous l’égide de son président le cinéaste et contrebassiste Frank Cassenti, offre un programme fort original, hors des sentiers battus, et présentant des artistes venus du monde entier, artistes souvent défricheurs et apportant des musiques différentes, de celles proposées dans les festivals de plus grosse taille. Dans le cadre du Fort Saint Agathe, dans cette île paradisiaque, il y a comme un gout d’éternité…
Pour paraphraser Marcel Proust, nous pourrions dire que c’est à l’ombre des oliviers en fleurs (si toutefois ils en donnaient…) ou des pins parasols que les aficionados du jazz et de ses musiques apparentées s’apprêtent à passer les deux prochains mois. Car l’été est là et avec lui se multiplient les festivals qui autour de la grande bleue donnent une large place à la note de la même couleur. Suite →
Saxophoniste, compositeur, enseignant au Conservatoire de musique de Menton, Manu Carrésort un deuxième album “Labyrinthe” et répond aux questions de Gilbert d’Alto.